Phnom Penh
Cambodge – février 2025
Salut les vadrouilleurs
C’est à bord dans un Tuk Tuk flambant neuf aux couleurs Sang et Or que nous nous rendons à notre hôtel (petite dédicace pour les Lensois). Nous avons hâte de découvrir cette ville. Nous avons d’abord pris nos aises dans notre super hôtel le Bridge Club au 37ème étage (sur 39). De notre lit, nous avons une superbe vue sur Phnom Penh, le Tonle Sap et le Mékong. Le standing est parfait. 32€ la nuit avec petit déjeuner inclus, piscine 25 mètres et salle de sport. On kiffe !!!
Notre premier étonnement en arrivant ce sont ses immenses buildings contrastants avec la simplicité de la vie des Khmers. Le nombre de Tuk Tuks, de scooters et de grosses cylindrées est bien sûr nettement supérieur à celui de Siem Reap et Battambang. Les grosses voitures ont d’énormes calandres carrés ressemblant au masque de Dark Vador. Dans les carrefours, nous n’avons toujours pas compris qui a la priorité, c’est à celui qui se lance le premier qui passe. Le piéton n’est pas du tout prioritaire ici et a intérêt à avoir de bonnes baskets pour courir. Les Tuk Tuks sont légèrement différents de ceux de Siem Reap. Ici, ils sont customisés avec du simili cuir coloré à l’intérieur et extérieur. Il y en a de très mignons. On rencontre également des Cyclo pousse, de drôles de charettes une place poussées par un vélo.
Après une excellente soirée et première nuit à Phnom Penh, on est sorties ce matin palper le pouls de cette ville frémissante. Y a pas à dire, il y a de la vie ici ! Nous avons commencé notre balade par la visite du Wat Phnom et de son petit parc attenant. Les espaces verts sont très bien entretenus ici.
Nous sommes ensuite passées devant la seule poste de Phnom Penh un grand bâtiment jaune colonial et avons goûté à notre premier Massage Khmer. « massage Khmer par des aveugles » : 1h de jouissance ou de souffrance, 1h où tu avouerais tous tes péchés, 1h où tu connais les moindres recoins de ton corps, 1h où elle ressent chaque tension musculaire. Bye bye nos muscles. Il s’agit d’un établissement tenu par des personnes malvoyantes situé juste en face de la poste. Le massage est très différent du massage thaï. Ici, nous sommes plus sur des massages en pression pour faire lâcher les tensions musculaires. Et bien, on peut dire qu’elles s’en sont données à cœur joie. C’est clair, que leur déficience les rendent beaucoup plus réceptives et leurs massages n’en sont que plus ciblés. Bref, tonique mais efficace. Ame sensible et délicate s’abstenir.
Pour nous remettre de nos émotions, direction la balade le long du Tonle Sap River bordée de palmiers, faisant un peu penser à la promenade des anglais de Nice. Après le repas, nous nous sommes perdues volontairement dans les petites ruelles près du Central Market et des autres petits marchés aux alentours.
Ça grouille de partout. Tous nos sens sont stimulés. C’est olfactif (surtout autour du central market). C’est bruyant, ça crie, ça klaxonne, ça te coupe la route en scooter. Ça dort dans des hamacs, dans les Tuk Tuks, par terre ou sur une chaise. Les gens nous sourient, nous interpellent « tuk tuks madame ? » « Where are you from? » . Un peu plus loin, une dame agite un sac plastique pour faire partir les mouches de la viande et du poisson.
Juste à côté, on entend crier un malheureux poulet qui est sur le point de passer à la casserole. Dans la ruelle suivante, des enfants courent nu pieds dans la rue, leur maman vend des cannes à sucre juste à côté ou des noix de coco. Au carrefour suivant, c’est le coin des réparateurs de moteurs en tout genre. Tout le monde est installé devant les bâtiments dans la rue. Tu passes d’un réparateur de sièges de Tuk Tuks à un salon de massage, en passant par des vendeurs de poulet, de fruits ou de tee shirts. C’est un joyeux mélange au milieu des maisons aux façades parfois défraîchies pleine de charme et des grandes bâtisses coloniales.
Sur la route du retour, nous sommes passées devant le Palais royal et la pagode argent. Il est déjà 14h30, il fait 34 degrés, l’air est lourd et nous succombons à l’appel de la piscine de l’hôtel. Nous ne verrons donc pas l’intérieur du palais cette fois ci.
Un bon plongeon dans l’eau froide de la piscine et on refait descendre notre température corporelle.
Drôle de journée aujourd’hui. Être en vacances, c’est aussi l’occasion d’apprendre l’histoire et comprendre le peuple du pays que l’on visite. Malheureusement, l’histoire n’est pas toujours très gaie et glorieuse. Le peuple cambodgien se reconstruit et avance vers le futur laissant derrière lui les horreurs sordides du passé pas très lointain. La dictature de Pol Pot et de son armée de Khmers rouges a laissé dans les mémoires et les âmes d’affreuses traces indélébiles. L’utopie extrémiste d’Angkar (c’est ainsi que l’armée se nommée) fantasmait d’effacer les différences de classes dans le pays et repartir à zéro. Elle a ainsi décimé des milliers de cambodgiens.
Val ne se sentait pas de venir, j’y suis donc allée seule en Tuk Tuk. Arrivée sur place, tu peux prendre un audio guide super bien fait par un petit fils de déporté. Il existe en de nombreuses langues dont le français. Munie de mon casque et de mon plan, je me laisse guider pas après pas au sein du camp S21 aussi appelé musée du génocide ou Tuol Sleng. La visite commence par la grande cours où de magnifiques frangipaniers en fleurs ombragent les tombes blanches des derniers exécutés dans le camp. L’ambiance est pesante mais à la fois sereine et apaisée. La beauté de cette cours contraste incroyablement avec les horreurs subies ici même. J’y suis allée de bonne heure et c’est parfait pour faire tranquillement le tour sans foule car à 11h de nombreux bus arrivaient.
Avant c’était un lycée, un lieu de joie et de rires qui est devenu un lieu de terreur, de cris, de torture et de mort.
La froideur des pièces, la description de l’audio guide glace parfois le sang et m’oblige à sortir prendre l’air. Assise sur un banc, j’écoute le récit du frère de l’un des déportés venu témoigner lors du procès des bourreaux. L’émotion m’envahit de plus belle, j’essuie plusieurs larmes et poursuis la visite. Étant de nature très sensible, voire trop, j’avais très peur de ma réaction ce matin. J’ai géré ce que j’ai pu, en essayant de ne pas trop me laisser submerger. L’audio guide et le mémorial sont certes difficiles à parcourir mais ils n’ont pas été faits pour faire pleurer ou montrer des choses pas forcément utiles pour comprendre la terreur vécue ici. Ils ont été réalisés avec respect en mémoire des 18063 morts déportés entre 1974 et 1979. Seuls 12 personnes dont 4 enfants y ont survécu. Après 2 heures de visite, de témoignages, de récits hyper bien faits et prenants, on n’en ressort pas idem.
J’ai retrouvé Val qui est venue me chercher. On a marché, je lui ai fait un résumé de ma matinée.
On s’est posées boire un verre, puis nous sommes allées au Russian Market. Un lieu improbable encore avec des allées très étroites, les shops les uns sur les autres. On se faufile, on se contorsionne et on part se perdre dans ses nombreuses allées. Tu passes de Castorama, à Maison du Monde en passant par Texti et l’Incroyable. Un bon resto grec avalé au Elia Greek Kitchen et retour à l’hôtel pour piquer une tête.
Et c’est là, que j’ai eu le 2ème effet Kiss Cool de la journée. Une fois, rentrée les vannes ont eu besoin d’être déversées. Trop d’émotions retenues, il faut que ça sorte pour de bon. Je reste malgré tout très heureuse d’y être allée et le conseille sans hésitation.
Nous sommes ressorties ce soir prendre un peu le frais, 28 degrés en soirée dans un lieu très sympa le Autumn Bar en face de Khmer Women’s Food. C’est un lieu assez peu connu des touristes, nous étions les seules. Il se situe dans une petite rue que les touristes contournent en passant par la rue perpendiculaire très touristique pour le coup.
Comme on dit toujours, il n’y a pas de hasard, c’était bien le destin qui était écrit ainsi. Nous devions rencontré Eric et Martial à Phnom Penh lors de nos vacances. Nous allons vous raconter tout cela. Posez-vous dans votre canapé et prenez le temps confortablement de lire cette précieuse histoire.
Eric et Martial sont deux Français habitant près de Tours que l’on croise une à deux fois chaque année pour le boulot. On échange brièvement mais l’on ne se connait pas plus que ça. La semaine dernière, Eric voit un de nos post sur un groupe fb sur le Cambodge où je posais une question sur le visa. Il nous reconnaît, nous contacte pour boire un verre ensemble à notre arrivée à Phnom Penh. Nous acceptons bien volontiers et nous prenons un repas ensemble dès le soir de notre arrivée en ville. C’est donc l’occasion de faire plus ample connaissance à des milliers de kilomètres de la France, incroyable !
Nous apprenons là toute leur merveilleuse histoire que nous allons vous raconter.
En 2012, ils viennent en vacances au Cambodge comme nous aujourd’hui sans projet particulier, juste passer des vacances au soleil et découvrir le pays. Dès la première soirée, près du restaurant, ils sont confrontés à la misère et rencontrant un petit garçon faisant les poubelles pieds nus. Bouleversés par cette rencontre, ils se rendent dès le lendemain dans un orphelinat. Ils rencontrent le personnel et les enfants, et essayent de comprendre la situation de crise dans laquelle le pays se trouve encore. Leurs vacances basculent, ils se rendent régulièrement à l’orphelinat ramener des goûters, jouer avec les enfants. En partant, ils se font la promesse de revenir sans vraiment savoir s’ils la tiendront.
De retour en France, ils montent l’association AMUR « au moins un repas ». Et reviennent dès l’année suivante au Cambodge pour offrir plus de nourriture à cet orphelinat mais aussi pour apporter de nombreux repas chaque semaine sur les bidonvilles de Phnom Penh. L’association grandit progressivement et ils reviennent chaque année jusqu’à 2017. L’année où le destin les fait rencontrer Sophoan la directrice d’une école de campagne sur le point de fermer ses portes par manque de subventions. Nous l’avons rencontré hier et elle fait partie de ces rencontres qui te restent graver à jamais en mémoire. D’une sagesse, d’une douceur et d’une bonté incroyable une très belle âme.
C’est à partir de ce moment, qu’ils décident que AMUR viendrait en aide aux enfants de cette école. Perdue au milieu des champs de mangues à 90 km de Phnom Penh, l’école accueille à ce jour 76 enfants plein de vie !
De 2017 à aujourd’hui, leurs actions se sont développées et chaque année de nouvelles choses se greffent. Il y a d’abord eu le passage de un repas, puis deux puis trois repas par jour pour les petits chouchous. Ils ont réhabilité les lieux, construit un nouveau bâtiment, mis en place un ramassage scolaire en charrette et les élèves reçoivent deux uniformes neufs par ans et une paire de sandales….
L’école n’est pas seulement une école mais réellement un lieu de vie pour ces enfants. Le personnel y est très investi et connait l’enjeu et le rôle qu’il a auprès de la jeunesse. Les enfants sont ici simplement des enfants. Ils crient, jouent, rient, loin des soucis qu’ils peuvent rencontrer chez eux. Et ça, c’est la plus belle récompense pour l’association.
En plus de cet investissement auprès de cette école, l’association apporte chaque année plus de 15000 repas dans les bidonvilles de Phnom Penh. Martial, Eric mais aussi Guillaume une des personnes très investie dans l’asso, apportent en tuk tuk les repas et les distribuent chaque semaine pendant leur 3 mois de prèsence sur place. Lors de notre repas avec eux, ils nous proposent de les accompagner à l’école 2 jours après. Nous acceptons l’invitation avec grande joie.
Nous vous partageons en photos notre journée incroyable à l‘école Domaines dans la campagne éloignée de Phnom Penh.
Nous avons sauté dès 7h du matin dans un minibus menant l’équipe joyeuse à l’école. Une heure et demie de trajet fût l’occasion d’en apprendre encore plus sur l’association. Nous faisons une halte au Leroy Merlin du coin afin d’acheter de la peinture pour l’atelier de la journée. Le bitume de l’autoroute se transforme en route de piste en terre. Le bruit des voitures laisse place au chant des oiseaux dans les manguiers. Nous arrivons face de l’école. Grosse émotion !
Les enfants abandonnent leur jeu du moment pour se mettre rapidement en rang par ordre de taille, les garçons d’un côté, les filles de l’autre. Avec leur petit uniforme, ils sont adorables quel accueil merveilleux. Les protocoles et le respect des adultes sont des valeurs très importantes ici et ça se voit. Nous avons eu le droit à deux petites danses de bienvenue. C’était réellement très émouvant.
Puis vint la remise des denrées pour la famille. Un énorme sac avec de riz, des pâtes, de l’huile pour le repas du soir.
Le repas du matin et du midi est distribué à l’école. On y assiste également.
Ensuite, Guillaume propose un atelier décoration des grandes jarres destinées à récupérer l’eau. Les enfants ont laissé libre cours à leur imagination et ont peint des coeurs, des soleils, des étoiles, des coccinelles. Les tables et les bancs de l’école ont eux aussi retrouvé une nouvelle jeunesse. Un atelier confection de fleurs a ensuite été lancé. Les grands comme les petits ont confectionné de belles fleurs.
Nous avons joué avec les enfants. D’abord une sorte de jeu de billes, puis aux osselets avec des cailloux, et aussi à la marelle. On leur a appris le renard passé et le jeu de la tomate avec le ballon. Ils ont adoré et nous sommes retombées en enfance. Si on nous avait dit quelques jours plus tôt qu’on jouerait avec des enfants dans la campagne de Phnom Penh, on ne l’aurait pas crû. Certaines petites filles nous suivaient partout. Ça les a bien fait rire de nous voir prononcer leurs prénoms. Puis vint malheureusement le temps des au revoir. Ils nous faisaient de petits coeurs avec leurs mains rikiki, nous disaient « love« , nous serraient dans leurs bras. Le plus petit de 4 ans est venu m’offrir une petite fleur fabriquée dans l’après midi en faisant un câlin. Ils nous ont accompagné jusqu’à la porte du bus. Autant vous dire que ça prenait aux tripes. Nous sommes rentrées à Phnom Penh très heureuses, reconnaissantes envers Éric et Martial de nous avoir permis de vivre cette journée incroyable mais aussi bouleversées.
Comme vous pouvez vous en douter, nous avons marrainé une petit garçon de 11 ans qui s’appelle Pheara. Il est très timide et très gentil. La barrière de la langue fait qu’on a peu échangé mais on a quand même joué avec lui aux billes. Ça l’a bien fait rire de voir mes talents désastreux. L’important c’est que nous ayons pu respectivement mettre un nom sur un visage. Qu’il sache qu’il peut compter sur nous pour soutenir sa scolarité, ses repas et que des personnes bienveillantes pensent à lui à l’autre bout du monde. Les mails envoyés aux enfants par leurs parrain/marraine sont transmis aux enfants de façon à ce qu’il existe un réel lien.
Nous souhaitions depuis plusieurs années marrainer un enfant mais nous n’avions pas franchir le pas par peur d’arnaque…. Nous nous étions alors tournées vers d’autres associations plus connues dans l’humanitaire. Ici, c’est réellement du concret, on sait où est utilisé l’argent.
Sachez qu’un parainnage coûte 18€ par mois par enfant.
L’association AMUR est une association reconnue d’intérêt général par l’administration fiscale française, vous recevrez donc une attestation pour défiscaliser votre don de 66%.
Il faut compter aussi 30€ d’adhésion par an (50€ si adhésion couple).
Si vous parrainer un enfant, cela ne vous coûtera pas 18€ par mois mais en réalité 6,12€.
Qui souhaite apporter sa petite contribution de colibri pour rendre le quotidien de ces enfants meilleur ?
Si vous souhaitez en savoir plus voici le manuel du parrain, cliquez ici
Nous vous présentons Pheara, le petit garçon de 11 ans qu’on a parrainé avec l’association AMUR. C’est un petit garçon réservé et timide mais très souriant et gentil. Nous avons fait tranquillement sa connaissance lors de notre visite d’une journée à l’école.
Nous te souhaitons une très belle route au sein de l’école Domaines de l’association AMUR
Aujourd’hui, excursion à Koh Dach, l’île de la soie. Elle est située juste à côté de Phnom Penh. La traversée se fait en 1 ou 2 fois en fonction de l’endroit où l’on se trouve. Nous avons opté pour 2 traversées en ferry à l’aller et nous sommes revenues en en faisant qu’une. Le ferry n’est vraiment pas cher à pieds et coûte 0,12 € par personne.
Après la 1ère traversée, on arrive à un embarcadère avec des bateaux de pêcheurs devant aussi être leurs habitations. Les bateaux sont même équipés de panneaux solaires.
Nous avons ensuite pris un Tuk tuk pour le second embarcadère à 8 km plus haut pour atteindre enfin koh Dach. On pourra dire qu’on a navigué sur le Mékong.
Koh Dach est une île très tranquille loin de l’effervescence de Phnom Penh. Elle est coupée en deux parties reliées par un pont métallique. Dès notre arrivée, nous nous sommes faites accoster pour aller visiter une exploitation familiale. Elle se situe sur la petite île. Il s’agit de la fabrique familiale Silk Island Silk Shop.
La grande sœur réalise les visites, une autre sœur teinte naturellement la soie récoltée des vers, encore une autre tisse avec le frère, la maman fait les bobines et une autre sœur s’occupe des ventes des produits. C’est assez bien rodé.
Il fait tellement chaud aujourd’hui encore qu’on n’a pas l’énergie pour louer un vélo afin de parcourir l’île. Ça doit être sympa à faire. On marche un peu sur les routes en terre battue pour certaines et l’on revient à l’hôtel.Ça fait du bien de se poser au frais.
Ce soir, nous avons testé le Celeste revolving Skybar sur les conseils d’Éric et Martial. Il s’agit d’un Skybar situé au 43ème étage d’un building offrant une vue panoramique à 360 degrés. La particularité du Celeste, c’est que tu bois un verre sur une plateforme pivotante. En effet, tu te poses, tu commandes quelque chose à boire et tu n’as plus qu’à admirer le coucher de soleil et le panorama changeant de Phnom Penh. Ça met environ une heure pour faire le tour, parfait pour déguster un cocktail ou un mocktail ! Les plats ne sont vraiment pas donnés par contre les mocktails sont à 5 dollars donc c’est une chouette adresse pour dire au revoir à la ville !
Demain, à nous la campagne au bord de l’eau ! Direction Kep et ses crabes au poivre !
Phnom Penh
Nous y sommes restées 4 jours et 5 nuits.
Y a pas à dire, ici il y a de la vie et de l’effervescence à toute heure.
Ça grouille de partout. Tous nos sens sont stimulés. C’est olfactif (surtout autour du central market). C’est bruyant, ça crie, ça klaxonne, ça te coupe la route en scooter. Ça dort dans des hamacs, dans les Tuk Tuks, par terre ou sur une chaise. Un peu plus loin, une dame agite un sac plastique pour faire partir les mouches de la viande et du poisson.
Juste à côté, on entend crier un malheureux poulet qui est sur le point de passer à la casserole. Dans la ruelle suivante, des enfants courent nu pieds dans la rue, leur maman vend des cannes à sucre juste à côté ou des noix de coco. Au carrefour suivant, c’est le coin des réparateurs de moteurs en tout genre. Tout le monde est installé devant les bâtiments dans la rue. Tu passes d’un réparateur de sièges de Tuk Tuks à un salon de massage, en passant par des vendeurs de poulet, de fruits ou de tee shirts. C’est un joyeux mélange au milieu des maisons aux façades parfois défraîchies pleine de charme et des grandes bâtisses coloniales.
Nous avons sillonné entre ses immenses buildings contrastants avec la simplicité des habitations de fortune dans les rues voisines.
De nombreux véhicules se partagent ses avenues. Du cyclo pousse, aux grosses cylindrées aux calandres carrées et massives, en passant par les milliers de scooters, les Tuk Tuks et les vendeurs ambulants, ça déboule de partout ! Pas vraiment de règles de circulation, le free style est de mise.
Le seul endroit où l’on n’a pas été sollicitées par un Tuk Tuk, et bien c’est lorsqu’on est DÉJÀ à bord d’un Tuk Tuk.
Ses espaces verts et ses parcs sont très bien entretenus.
Nous avons goûté à son massage Khmer tonique, avons slalomer dans les allées étroites de ses différents marchés couverts et nous nous sommes perdues volontairement dans ses petites ruelles adjacentes.
Nous avons contemplé ses vieilles maisons coloniales et nous sommes baladées le long du Tonle Sap River bordé de palmiers.
J’ai été très touchée par la visite du Camp S21 mais la recommande vivement.
Nous avons également eu la chance de rencontrer Eric et Martial de l’association AMUR avec qui nous avons passé une journée incroyable à l’école Domaines. Pheara et ses copains sont alors rentrés dans nos cœurs et nos vies.
Nous sommes allées sur Koh Dach, l’île de la soie et connaissons maintenant la fabrication de la soie.
Nous avons dit au revoir à Phnom Penh du haut du Celeste Revolving Skybar pour un dernier 360 degrès au coucher du soleil.
On the road again !!!
Nos recommandations :
♦ Pour dormir :
Hotel Bridge Club : 78 Street, Phnom Penh
♦ Pour manger :
Khmer Women’s Food : 30 Abdul Carime Street (excellent Amok de poisson)
Elia Greek Kitchen
Autumn Bar : pour boir un verre sur une terrasse étagée
Celeste Revolving Skybar : qui tourne à 360° pendant qu’on boit un verre
Pas mal de restaurants sympas dans Bassac Street





























































